Chapitre 3: On peut commencer

Un signe charactérisque de chaque plan de paix est que le problème des réfugiés est laissé pour la fin du processus – tandis que le processus lui même n’est jamais arrivé à une fin. Il n’y a aucune raison pour continuer sur ce chemin: nous pouvons commencer à entamer le processus de la réhabilitation des réfugiés, et ce sans dépendre d’un processus politique.

La clef - le demantèlement de l’UNRWA

Le premier pas vers cet objectif est d’adopter une nouvelle attitude envers le problème des réfugiés et mettre une fin au rôle historique de l’UNRWA. Les réfugiés Palestiniens qui répondent aux critères internationaux (ceux qui ont quittés leurs maisons en 1948) seront placés sous l’administration de l’agence pour les réfugiés de l’ONU (UNCHR). Pour les autres, qui eux aussi se nomment des réfugiés – c.a.d. la deuxième et troisième génération - une agence sera créée qui travaillera pendant une décennie et qui réhabilitera les réfugiés avec l’aide d’Israël, des Etats Unis, du monde Arabe et de la communauté internationale. Les camps de réfugiés temporaires seront démolis.

Les camps de réfugiés existent aujoud’hui grâce aux activités de l’UNRWA. Dès que le mandat de cette organisation se terminera, il ne restera aucun choix aux pays accueillant ces réfugiés. Ils devront affronter la réalité et coopérer avec les plans de réhabilitation. La même théorie est valable aussi pour les réfugiés: quand la politique de dépendence de l’UNRWA n’existera plus, ils seront obligés de sortir de leur mentalité de réfugié et chercher une manière de vivre une vie indépendante avec l’aide de la commission de la réhabilitation.
 
L’analyste Américain Dr. Daniel Pipes, spécialiste des problèmes du Moyen Orient, a publié en 2003 les données suivantes qui démontrent la relation entre les Etats Unis et l’UNRWA:
 
 “Il est temps d’aider ces générations de non-réfugiés (les enfants des réfugiés Palestiniens) de sortir de cette mentalité de réfugiés afin de devenir des citoyens qui travaillent et prennent soin de leur futur.

La meilleure solution serait que l’UNRWA ferme ses portes et que l’organisation pour l’aide aux réfugiés (UNHCHR) soit responsable envers les vrais réfugiés.

Ceci se passera seulement si le gouvernement Américain reconnaîtrait la responsabilité de l’Unrwa pour la misère Palestinienne. L’erreur de Washington est son “engagement profond pour le bien-être des réfugiés Palestiniens” pour laquelle elle fournie 40% du budget annuel, qui est de 300.000 millions de dollars, de l’UNRWA. Il serait préférable que Washington ne leur donne même pas un dollar”. Pipes a aussi demandé de ne pas renouveler le mandat de l’UNRWA en 2005. Le mandat a été renouvelé – mais il sera remis en question cette année – en juillet 2008.
 
Le démantèlement a déja commencé

Un arrêt des activités de l’UNRWA n’est pas une vision lointaine et impossible. Convaincre les pays dont les dons financent l’organisation, serait une solution; une autre possibilité est d’essayer par des voies diplomatiques d’empêcher le renouvellement du mandat de l’UNRWA ou de décider d’une date à laquelle l’UNRWA terminerait ses activités.

Les activités ont déja débutées aux Etats Unis: un groupe de sénateurs et membres du Congrès ont entamés des discussions pour arrêter le financement de l’organisation. Les activités sont dirigées par les représentants de l’Initiative Israélienne aux Etats Unis qui sont spécialisés dans le travail face au gouvernement Américain. Cette activité n’est pas la première: le Sénat Américain a déja essayé dans le passé de limiter l’aide financière Américaine à l’UNRWA. Cette aide serait dépendante d’un examen approfondi de l’utilisation des sommes versées à l’organisation ainsi que de la demande de trouver une solution permanente pour les réfugiés Palestiniens.
Les détails donnés dans l’amendement (HR 5278 IH, Le Congrès 109) sont les suivants:

1. “L’UNRWA a été fondé en 1949 pour servir comme agence temporaire pour la prospérité des réfugiés Palestiniens; c’est la seule agence de l’ONU consacré à un certain groupe de réfugiés.

2. L’UNRWA ne donne pas de solution viable pour les réfugiés.

3. Depuis 1950, les Etats Unis ont fait don de 2 milliards de dollars à l’UNRWA.

4. En 2005, les Etats Unis ont fait don de 108 millions de dollars à l’UNRWA – 25% de leur budget.

5. UNRWA n’a jamais permi à une organisation extérieure de contrôler ses actions.

6. Le dernier rapport de l’inspecteur de l’UNRWA donne un aperçu vague et même d’après lui 48 millions de dollars ont été dépensés sans justification”.

Il est important de rappeler qu’un des facteurs qui ont fait échouer ces initiatives a été l’opposition de l’Etat d’Israël qui appréhendait le départ de l’UNRWA. Du moment qu’Israël s’oppose, le lobby pro-Israélien, l’Epa, fait de même. Si nous réussirons à changer cette attitude, l’UNRWA devra être confronté à un nouveau problème: le manque de financement Américain qui est le moteur principal de cette organisation. Cette situation ouvrira à nouveau le débat sur le mandat de l’UNRWA, et ce serait à lui de trouver de nouvelles voies pour résoudre le problème des réfugiés Palestiniens.