Chapitre 2: La réhabilitation des réfugiés 2

 
La réhabilitation des réfugiés Palestiniens en Judée et Samarie est plus compliquée. Les camps des réfugiés en Judée et Samarie servent depuis longtemps comme des nids de terroristes, et la population des réfugiés est la plus hostile envers Israël. Sans la présence de l’armée Israélienne ces territoires seraient depuis longtemps dirigés par le Hammas. C’est donc dans l’intérêt Israélien de réduire le nombre de réfugiés Palestiniens qui doivent être réhabilités en Judée et Samarie. Ceci est aussi l’intérêt des pays Arabes modérés et du monde Arabe en général, qui veut affaiblir l’axe du mal composé de l’Iran, du Hezbollah et du Hammas et renforcer les régimes modérés du Liban, de la Jordanie et de l’Egypte. La majorité de réfugiés Palestiniens vivant en Judée et Samarie et ceux entre eux qui vivent dans les camps (1/3 de la population de réfugiés en Judée et Samarie) seraient rehabilités dans d’autres pays.
 
Réhabilitation dans un pays “tiers”

Une autre possibilité de réhabilitation est l’absorption des réfugiés dans un pays tiers (ni le pays dans lequel ils ont trouvés un asile temporaire ni dans le pays duquel ils se sont enfuis) qui fera d’eux des citoyens à plein droits. La réussite de cette possibilité dépend de la bonne volonté de ce pays, de l’adaptation des réfugiés à la culture locale et des possibilités économiques qu’ils apportent avec eux.
Les réfugiés qui arrivent dans un nouveau pays ne possèdent d’habitude rien; ceci est la raison pour laquelle les pays riches sont d’habitude ceux qui acceptent de recevoir des réfugiés, et ceci en nombre limités. Ces pays (l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Canada, les Etats Unis, la Suède, la Norvège, la Finlande, l’Irlande, le Danemark, les Pays Bas et la Suisse) peuvent et sont obligés de coopérer à l’absorption des réfugiés Palestiniens et convaincre les pays qui d’habitude n’acceptent pas des réfugiés mais qui se mobilisent pour des objectifs spécifiques (comme par exemple l’Allemagne, la Grèce, la Slovaquie et la France qui ont acceptés de recevoir la plupart des réfugiés Irakiens qui sont arrivés en Europe durant les dèrnières années).

Comme le processus de réhabilitation dans un pays tiers exige d’habitude une aide financière, chaque famille de réfugiés Palestiniens qui demandera d’être reçue dans un pays tiers apportera avec elle une somme d’argent substantielle qui lui permettra de commencer une nouvelle vie. Ceci offrira la possibilité à des pays qui ne sont pas riches et qui d’habitude n’acceptent pas de recevoir des réfugiés, de prendre part à ce plan. Les Palestiniens sont des gens qualifiés et intellectuels qui Contribueront à l’économie et s’intègreront facilement dans la société Musulmane des pays Arabes qui accepteraient de les recevoir.
 
Le coût de la réhabilititation des réfugiés
 
La réhabilititation des réfugiés dans les pays acceptant de les recevoir demande des resources énormes. Le processus de réhabilititation demande la création d’une nouvelle infrastructure économique pour améliorer dramatiquement les conditions de vie, d’éducation et d’emploi de centaine des milliers de réfugiés afin de les libérer de leur dépendence de l’UNRWA (surtout dans les camps de réfugiés). D’autre part, si ces réfugiés partent habiter dans d’autres pays, il n’est pas nécessaire de bâtir une nouvelle infrastructure – mais les réfugiés doivent recevoir une prime d’émigration importante, qui leur permettra de devenir une famille qui peut être intégrée dans l’économie locale et non une famille pauvre de réfugiés que personne ne veut recevoir.
Une telle solution réduira le budget de l’UNRWA et de l’Autorité Palestinienne. Le budget annuel de l’UNRWA est d‘un demi milliard de dollars et l’aide internationale à l’Autorité Palestinienne (jusqu’à ce jour) est de 6 milliards de dollars avec en plus (en décembre 2007) un engagement de la part des pays donneurs d’une somme de plus de 7 milliards de dollars (!).

Le pouvoir exécutif de la réhabilititation

La réhabilititation ne se fera pas d’elle même. La solution du problème des réfugiés demande un effort international – et le mérite aussi, vu l’influence de ce problème sur la stabilité du Moyen Orient et sur la paix mondiale. Un groupe international dont ferait partie Israël, la Jordanie, les Etats Unis ainsi que d’autres pays avec une délégation des réfugiés, sera établi pour une période de 10 ans afin de déterminer les revendications. Un tel groupe ne pourra pas être établi avant le démantèlement de l’UNRWA. Pour être certain qu’un tel groupe ne prenne pas des mesures contre les intérêts existentiels de l’Etat d’Israël, il est important qu’Israël elle même soit l’initiatrice de ce groupe.

La maturation des conditions

Le problème des réfugiés existe depuis de longues années, car c’était plus facile pour tous les éléments impliqués. Les pays Arabes et les organisations terroristes voulaient entretenir le problème et l’utiliser contre Israel; les gouvernements Israéliens avaient peur de “la loi du retour”; et surtout l’UNRWA ne voulait pas se suicider après être devenu une organisation d’une telle ampleur.

Nous avons aujoud’hui une chance unique pour fermer ce maudit cercle viceux de réfugiés et de terrorisme: les pays Arabes craignent l’axe du mal Iran-Hammas et préfèrent un compromis avec Israël; les Palestiniens, les Israéliens et le monde entier ont compris qu’un “Etat Palestinien” n’apportera ni la paix ni la prospérité et certainement pas une solution pour les réfugiés; Israël est assez forte pour confronter le problème des réfugiés et payer le prix d’une telle solution. Des enquêtes qui ont été faites durant les dèrnières années montrent une nouvelle fois que la volonté de la population de réfugiés est une réhabilitation, même si pour cela ils devront quitter le pays. Des obstacles politiques et économiques empêchent ces Palestiniens de choisir une route (ils sont sans nationalité). Ces obstacles pourront être résolus dans le cadre de la réhabilitation des réfugiés.